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Initiation à la prospection :
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La prospection, c’est la recherche d’objets métalliques à l’aide d’un détecteur de métaux.
Mais c’est aussi et avant tout, une démarche intellectuelle de recherche «en chambre» à l’aide de différents types de documents. Enfin, suivant le type de prospection envisagé, il est nécessaire d’obtenir des autorisations. Venez participer aux rassemblements / rallyes de l’Association Française des Prospecteurs pour découvrir cette passion qui nous anime : La détection de loisir ! |
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Le detecteur - Principes :
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Un détecteur de métaux est constitué de 3 parties principales : 1- Le boîtier qui renferme la partie électronique, les piles, le haut-parleur, le galvanomètre et supporte les boutons. 2- La tête de détection qui renferme les deux bobines (émettrice et réceptrice). 3- La poignée / canne qui permet le maintien de l’appareil et assure la liaison électronique entre le boîtier et la tête par l’intermédiaire d’un câble blindé. |
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Mode de fonctionnement :
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Le boîtier électronique est doté de plusieurs potentiomètres assurant la mise en marche et les réglages du détecteur:
- La mise en marche - La sensibilité qui permet le réglage de la puissance du détecteur - Le mode tous métaux : permet de détecter tous les métaux, ce mode généralement statique permet également de mieux localiser les cibles (pin-point) - Le mode discrimination : permet d’éliminer (discriminer) certains métaux indésirables (fer...) - La correction des effets de sol: permet de stabiliser le détecteur sur des terrains minéralisés et de mieux les pénétrer. |
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L'utilisation du détecteur :
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La prospection proprement dite consiste à balayer le terrain avec la tête de détection le plus près possible du sol en opérant de larges arcs de cercles.
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Les principaux détecteurs :
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Les détecteurs terrestres sont les plus utilisés. Ils permettent de prospecter les bois, les prés, les labours... La plupart des disques sont étanches pour permettre des recherches dans l’eau. Les détecteurs aquatiques sont entièrement submersibles (prospection sous-marine) Les détecteurs grosses masses sont basés sur les mêmes principes mais permettent par leurs caractéristiques accrues de détecter des volumes plus importants à de plus grandes profondeurs (plusieurs mètres !). Les détecteurs de poche de la taille d’un paquet de cigarettes sont utilisés dans des endroits difficilement accessibles, les antiquaires les utilisent pour sonder les meubles, les services d’ordre pour la dissuasion et la sécurité. |
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Les cartes anciennes :
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Elles permettent de connaître la configuration d’une commune, d’une région, d’un département plusieurs décennies voire plusieurs siècles en arrière. Parmi les plus célèbres, citons la Carte de Cassini (1683 à 1744) à l’échelle du 1/86400e (1 cm = 864 m), puis la carte d’état major (1818 à 1881) au 1/80000e (1 cm = 800 m). |
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Les cartes récentes :
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Les cartes les plus utilisées sont celles de l’Institut Géographique National. Elles existent à de nombreuses échelles, mais la mieux renseignée est la carte au 1/25000e (1 cm = 250 m). |
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La topographie :
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La topographie, c’est la technique de représentation sur un plan des formes du terrain. C’est le relief d’un lieu. La représentation du relief est donnée par des courbes de niveau. Tous les points d’une même courbe de niveau sont à la même altitude. Sur une carte au 1/25000e par exemple, la différence d’altitude mesurée entre 2 courbes est de 10 m, entre 2 courbes maîtresses (plus épaisses) de 50 m.
On peut en conclure que plus les courbes de niveau sont rapprochées, plus la pente est abrupte. Au contraire, plus les courbes sont espacées, plus le terrain est plat. La topographie est importante en prospection quand on sait que les points hauts étaient des lieux (généralement) privilégiés par l’homme pour s’y installer, de même que la proximité de sources et cours d’eau. |
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La toponymie :
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C’est l’étude de l’origine des noms de lieux. Ces derniers sont très utilisés en prospection car ils peuvent orienter les recherches vers des lieux de recherches privilégiés. Il existe des toponymes dont le sens est immédiatement compris. La bataille, le charnier, la voie, le chatelard, le chatelier. Il en est d’autres pour lesquels le sens s’est modifié au cours des siècles. Il est donc utile d’avoir recours pour ceux-là aux cartes anciennes ou à des dictionnaires de toponymes pour en retrouver le sens originel. Enfin, il faut savoir que sur les cartes au 1/25000e qui sont les plus utilisées, la toponymie est moins complète que sur les planches du cadastre au 1/2500e (1 cm = 25 m) que l’on peut les consulter à la mairie.
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Les archives :
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Depuis 1970, les archives des communes de moins de 2000 habitants sont consignées aux Archives départementales. Ces dernières apportent des renseignements très anciens et dans des domaines aussi diversifiés que : - origine de la commune - organisation et vie administrative - vie religieuse - économie et société. |
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Les musées :
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Outre leur rôle pédagogique et leurs visites thématiques, ils disposent de bibliothèques sur des sujets très précis (époques gallo-romaine, médiévale, révolutionnaire ...).
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L'histoire locale :
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Quelle région, quel village n’a pas eu au cours des siècles son heure de gloire grâce à un personnage illustre, un événement historique, un site, un monument au passé chargé d’histoire? Il s’est alors toujours trouvé un érudit, un curé, un instituteur, une association pour retranscrire les faits et en conserver le souvenir. C’est ainsi qu’aujourd’hui quantité de textes foisonnent de détails sur l’histoire (la petite ou la grande), la géographie, la société ; en bref, sur la vie de nos villages, de nos régions. Ainsi ce type d’ouvrages peut se trouver aux Archives, en mairie, dans des librairies spécialisées, au sein d’associations de protection du patrimoine, foire aux livres, brocantes...
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Photographies aeriennes :
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Les photographies aériennes sont essentiellement utilisées pour la conception ou la mise à jour de cartes ou de plans. Mais de nombreux services les exploitent pour connaître l’état ou l’évolution de l’urbanisation, de l’hydrographie, de la végétation, etc. Les photographies aériennes révèlent quantités d’éléments de toutes natures, souvent invisibles depuis le sol et non cartographiés, et ayant trait non seulement à l’état actuel de la zone photographiée, mais quelquefois aussi à son histoire ! Les sols gardent en |
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mémoire pendant des années, voire parfois des siècles, les transformations qu’ils ont subies et qui n’échappent pas à l’objectif photographique. Hydrographie: d’anciens méandres de cours d’eau, passages à gué... Habitat : maison, bourgs, villages disparus ... Archéologie : voies de communication, substructures, cadastres, anciens tracés...
Ainsi peut-on expliquer la persistance visuelle de certaines structures anciennes dans le sous-sol. |
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A.Cloarec ⓒ 2010
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